Il était une fois, des rayures

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Il était une fois, une Poulette qui s’était jurée de ne jamais coudre de tissu rayé, par appréhension de la corvée que ce serait d’aligner les rayures. Cette même Poulette tomba plus tard sous le charme d’un jersey à rayures aux couleurs bonbon, et elle succomba à la tentation.

Avec un seul mètre de ce tissu, elle entreprit d’abord de coudre une première robe, pour Grande Cocotte, en combinaison avec un jegging noir qui traînait dans ses bacs. Le résultat fut magnifique et la corvée de rayures, pas mal moins éprouvante qu’anticipée. N’étant pas en reste, la Poulette décida d’utiliser son tissu jusqu’au bout afin de coudre une deuxième robe, pour Petit Poussin celle-là. Il en résulta une autre robe sublime, dont l’agencement des rayures fut encore une fois presque parfait. Morale de l’histoire: il ne faut jamais craindre les rayures, surtout quand elles ont un goût sucré d’arc-en-ciel.

Voici donc Grande Cocotte, dans sa robe Nivalis de Sofilantjes* (taille 4, manches courtes, avec empiècements), et Petit Poussin, dans sa robe Solis de Sofilantjes* (taille 2, jupe à plis).

Nivalis est une robe simple, décontractée, au corps ajusté et à la jupe évasée. Elle peut être faite en longueur robe ou tunique, avec ou sans empiècement devant et derrière et avec différentes longueurs de manches. Il est aussi possible d’y ajouter un large col ou un capuchon. C’est donc un patron très versatile, que je prévois déjà intégrer à la garde-robe d’automne de Grande Cocotte. Pour ma grande qui saute et court sans arrêt, j’ai agencé cette robe avec un legging court en jegging noir (encore une fois le patron gratuit Leggin’s de Love Notions*).

Solis est quand à elle une robe un peu plus sophistiquée, avec des bretelles qui forment un faux bain-de-soleil. Elle peut être faite avec une jupe circulaire ou à plis. Le patron inclus des poches aux coutures de côté de la jupe. C’est une robe assez facile à coudre, avec de jolis détails. Voyez d’ailleurs la version tunique que mon amie Marie-Claude a créé pour sa fille, magnifique!

Sources des tissus:

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Once upon a time… a story about stripes

Once upon a time, lived a Mommy Hen who swore she would never sew striped fabrics, because she was considering the stripes matching chore with apprehension. This same Mommy Hen fell later in love with a striped jersey with sugar sweet colors; the temptation was too strong.

With only a meter of this fabric, she sewed a first dress for Chicken Little, combined with a black jegging scrap found in her storage boxes. The result was gorgeous and the stripes chore, a lot less difficult than anticipated. Mommy Hen then decided to use her fabric to the last bit, and she sewed another dress, this on for Hatchling. The result was another sublime dress with almost perfectly matching stripes, again. She learned to never fear stripes again, especially when they have a rainbow sweet taste.

So, here is Chicken Little, in her Sofilantjes Nivalis dress* (size 4, short sleeves, with color blocks), and Hatchling, in her Sofilantjes Solis dress* (size 2, pleated skirt).

Nivalis is a simple relaxed dress, with a fitted bodice and a flared skirt. It can be done in dress or tunic length, with or without color blocks, and with different sleeves length. A large cowl or a hoodie can also be added. It therefore is a very versatile pattern that I want to sew again for Chicken Little’s fall wardrobe. Because my daughter is always running and skipping, I paired this dress with a short black jegging legging (the free Love Notions Leggin’s* again).

On the other hand, Solis is a more sophisticated dress, with a faux halter-top bodice. It can be done with a circle skirt or a pleated skirt. The pattern also includes inseam pockets in the skirt. It’s an easy to sew dress, with lovely details. See also the tunic version my friend Marie-Claude created for her daughter, gorgeous!

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Notre jardin, en mai

Mai est le mois du renouveau. C’est particulièrement vrai au jardin, alors que les vivaces poussent à vue d’oeil et que les bulbes fleurissent à profusion. En mai, nous avons eu droit aux muscaris, aux tulipes, aux jacinthes et aux narcisses, qui succédaient aux crocus et aux gloires-des-neiges. Après du temps froid et même un peu de neige, la chaleur et un peu de pluie ont encouragé les vivaces à pousser de plus belle. Dans les derniers jours, nous avons vu fleurir les phlox, le coeur-saignant, le pommetier, la spirée blanche, les anémones, puis les toutes premières hémérocalles de la saison.

Mai a cette année représenté le réaménagement de notre plate-bande d’ombre, sur laquelle le muret et la clôture de la voisine se sont écrasés. Il faudra certainement peaufiner le nouvel arrangement au fil du temps, puisque les plantes rescapées sortaient à peine de terre au moment de l’effondrement. La plate-bande maintenant plus tant d’ombre renait malgré les événements.

En mai, c’est aussi le bon moment pour tamiser et étendre notre compost. Ce dernier se décompose depuis maintenant 2 ans, le bac étant bien plein. Les filles sont bien sûr trop heureuses de mettre la main à la pâte et de se salir pour la bonne cause.

À la fin de mai, quand on croit tout risque de gel finalement écarté, il nous prend aussi l’envie subite de planter et de semer les potagères (radis, tomates, concombres, haricots) et fines herbes (plus de ciboulette, thym, romarin, menthe, basilic). On en profite pour semer quelques fleurs aussi, et pour déplacer certaines vivaces, afin que juin et les mois suivants soient tout aussi magnifiques.

 

Dernier jour du Me Made May

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Aujourd’hui, c’est la dernière journée de l’événement Me Made May 2016. Je dois avouer que ma participation n’a pas été très constante au cours du mois. Ça m’a d’ailleurs permis de constater que ma garde-robe « me made » est incomplète. À ce moment, elle contient:

  • 1 jeans
  • 1 short (terminé hier soir)
  • 2 jupes
  • 1 legging
  • 1 pyjama
  • 1 camisole
  • 1 cardigan
  • 2 blouses
  • 3 t-shirts

Ça me motive donc à coudre les tissus et les patrons que je me suis déjà achetés. À venir, il y aura assurément d’autres leggings courts (pour porter sous mes jupes et robes), des t-shirts et des camisoles basiques, deux robes (dont une est en cours) peut-être trois, un cardigan, un jeans, deux t-shirts plus « mode », des pyjamas (dont un est en cours), deux blouses, un chandail zippé et des sous-vêtements. Je suis aussi à la recherche du patron parfait de pantalon.

Pour conclure ce mois de l’égocouture, je vous montre mon attirail de la journée: mon t-shirt Mimi femme de Filles à maman*, ma jupe en denim On Safari Skirt de So Sew Easy et mon legging court Peg Legs de Patterns for Pirates*.

Espérons que l’an prochain j’aurai cousu assez de vêtements pour moi pour en porter au moins un chaque jour du mois.

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Me Made May 2016 last day

Today is the last day of the Me Made May 2016 event. I must admit that my participation wasn’t very constant. I realized my me-made wardrobe was incomplete. At this moment, it contains:

  • 1 jeans
  • 1 short (finished yesterday)
  • 2 skirts
  • 1 legging
  • 1 pyjama
  • 1 tank
  • 1 cardigan
  • 2 blouses
  • 3 t-shirts

So, I now have some motivation to sew all the fabrics and patterns I already bought for myself. To come, more short leggings (to wear under my skirts and dresses), some basic t-shirts and tanks, two dresses (one is in process) maybe three, a cardigan, another pair of jeans, two knit tops, some PJs (one is in process), two blouses, a zippered sweater and some undies. I’m also looking for the perfect trousers pattern.

To conclude this selfish sewing month, let me show you my outfit for the day: my floral Mimi Woman by Filles à maman*, my On Safari denim skirt by So Sew Easy, and my short Peg Legs legging by Patterns for Pirates*.

Hopefully, next year I will have enough me-made clothes to wear all through the month.

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Je participe au Me Made May 2016 #MMMay16

English version is following.

Hier, 1er mai, j’ai pris connaissance d’un événement dont je ne connaissais pas l’existence, le Me Made May. Cet événement consiste en un mois durant lequel les couturières portent leurs coutures avec fierté. Ce n’est ni un concours, ni même une course frénétique à la couture. Il s’agit plutôt d’offrir de l’amour aux vêtements qu’on se coud et qui sont parfois délaissés, que ce soit par honte gêne ou par humilité.

IMG_3623_20151127_10196Au moment où j’ai vu passer le concept du MMMay16 sur mes fils d’actualité, je portais déjà des vêtements prêt-à-porter. J’ai donc opté pour le fait-main en soirée en me glissant dans mon pyjama de Noël. Pour créer ce pyjama tout confort, je me suis cousue une camisole à dos nageur et un pantalon à taille élastique. Pour le haut, j’ai utilisé la Free Spirit Tank* de Patterns for Pirates, que j’ai cousue en jersey de rayonne rouge. Afin de faire un petit rappel des pyjamas que j’ai cousus pour les filles, j’ai créé une fausse poche ronde sur un côté dans laquelle j’ai inséré l’interlock imprimé de Noël que j’avais choisi. Par pure paresse, je n’ai jamais fait l’ourlet de la camisole. (Confession, j’ai plutôt horreur des ourlets, particulièrement quand ils sont courbes…) Pour le bas de mon pyjama, j’ai opté pour le Easy Fit Pants de Scientific Seamstress, que j’ai fait en flanelle. Ce pantalon est en effet une couture facile, mais on repassera pour le « fit ». Puisque le devant et le derrière du pantalon sont construits de façon symétrique, je manque d’aisance sur les fesses et ça poche devant (là où je n’ai absolument pas envie d’ajouter du volume). De plus, les indications données pour ajuster la longueur ont certainement une lacune parce que nos pantalons (j’ai utilisé le même patron pour le Coq) sont trop courts. N’empêche que c’est douillet et que les filles sont si fières de porter leur pyjama de Noël en même temps que nous.

Et pour vous montrer comme je suis contente de porter ce pyjama, voici une petite photo de miroir de salle de bains.

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Source des tissus:

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Me Made May 2016, I’m taking part! #MMMay16

Yesterday, on May 1st, I learned the existence of an event called Me Made May. This event consists in a month for the seamstresses to wear their makings with pride. It’s not a contest, nor a frenetic sewing race. It’s about giving love to the clothes we are sewing for ourselves and that are often set aside, because we are ashamed embarrassed, or too humble.

When I first saw the concept of MMMay16 on my news feeds, I was already wearing ready-t-wear clothes. So, I opted for handmade during the evening and put on my Christmas pajamas. To make this comfy pj, I have sewn a racerback tank and an elastic waistband pant. For the top, I used the Free Spirit Tank* by Patterns for Pirates, which I made out of a red rayon jersey. To match my daughters’ pajamas, I created a round faux pocket on one side by using the Christmas print interlock I chose. Because I’m sometimes lazy, I never finished the hem of this tank. (I must admit that I hate finishing hems, especially when they are rounded…) For the bottom, I did the Easy Fit Pants by Scientific Seamstress in flannel. This pant is in fact easy to sew, but the fit isn’t great. Because the front and the back of the pant are symmetrical, I don’t have enough room on my rear, and it’s baggy in the front, where I don’t want to add volume. Also, the instructions given to adjust the length of the pants seem inaccurate since our pants (I used the same pattern for the man) are way too short. Anyways, it’s comfy and our daughters are so proud to wear their Christmas pajamas with us.

And to show you how happy I am to wear this pajama, look at this dirty-bathroom-mirror snapshot.

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Le printemps s’est pointé dans notre jardin!

Le printemps est plutôt tardif dans notre coin de pays, ayant certainement reçu plus de neige en mars et avril que dans tout le reste de l’hiver. Quelle n’était pas ma joie d’enfin voir poindre les premiers crocus, le long de la façade, alors qu’on voyait encore à peine les voisins d’en face tellement il y avait de la neige. Depuis environ deux semaines, ça fleurit de partout. Les crocus et les gloires-des-neiges peignent nos plates-bandes de jolies couleurs. La neige, quant à elle, a fini par disparaître complètement au début de la semaine. Outre les petits fleurs printanières qui pointent partout, on retrouve avec bonheur les premières vivaces qui sortent de terre. Iris, cœur-saignant, hémérocalles sont au rendez-vous. Les lilas, le pommetier, les rosiers et la spirée blanche sont couverts de bourgeons n’attendant qu’un peu de chaleur pour éclore.

Avec le printemps, j’ai l’impression que la basse-cour revit. Je retrouve la bonne humeur, les filles jouent dans leur carré de sable, le Coq sort son barbecue (l’a-t-il vraiment rangé?). Déjà, on fait quelques plans pour nos aménagements extérieurs. Il y a les clôtures à teindre, des vivaces à diviser, des trous à combler dans nos plates-bandes, un « potager » à planifier. Je vous laisse sur ces photos de nos premières fleurs.

Le printemps est arrivé!

DSC_0347_20160418_11894Le printemps est officiellement arrivé à Québec. À tout le moins, il l’était la fin de semaine dernière. Les crocus commencent à fleurir, l’épaisse couche de neige fond au soleil, et je constate que plus aucune tuque ne fait à Grande Cocotte. Je me suis donc attelée à lui en confectionner une. Et comme je ne fais pas les choses à moitié, aussi bien équiper ma fille avec une paire de mitaines et un cache-cou assortis.

Pour cet ensemble, j’ai cousu une tuque de Rosie Petal, le Enid Slouch Beanie, dont on trouve le patron dans le no 10 de la revue One Thimble*. Je ne suis pas particulièrement adepte de ce look, mais j’ai dû faire avec les patrons et le matériel que j’avais sous la main. Ce fut tout de même une belle occasion d’utiliser ce superbe gros bouton fuchsia, pour lequel Grande Cocotte a eu un coup de cœur. Pour garder les mains au chaud, j’ai fait les Wonderland Mittens de Stitch Upon a Time, un patron que je m’étais procurée gratuitement en décembre dernier. J’appréhendais cette couture, parce que je devais assembler les mains à la machine à coudre plutôt qu’à la surjeteuse. Moi qui ai habituellement de la difficulté à dompter les tricots avec ma machine, je m’en suis tout de même bien sortie finalement. Afin de compléter l’ensemble, j’ai concocté un cache-cou double épaisseur en me basant sur les mesures d’un cache-cou en polar que j’avais déjà. L’ensemble a été cousu à partir de jerseys de coton fuchsia et noir afin qu’il s’agence à l’habit de printemps de ma grande.

Voilà une couture rapide, à petit prix et au résultat satisfaisant!

Sources des tissus:

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Yogourt maison sans yaourtière

DSC_0293_20160412_11840Depuis un moment déjà, les yogourts commerciaux et leurs nombreux additifs me rebutent. J’ai beau vouloir exclure les texturants, édulcorants et agents de conservation, la liste des ingrédients est toujours trop longue à mon goût. J’ai donc tenté la fabrication de yogourt maison lors du prêt d’une yaourtière par une employée du Coq. J’avais bien aimé le résultat, quoiqu’un brin liquide, mais je n’avais pu reproduire l’expérience faute de yaourtière à moi.

Qu’à cela ne tienne! Je suis partie à la recherche d’une recette de yogourt maison SANS yaourtière. Quel n’a pas été mon bonheur quand j’ai réussi mon premier yogourt au four! Après quelques ajustements, j’ai obtenu un yogourt délicieusement onctueux en utilisant seulement (roulement de tambour) deux ingrédients! Pour faire votre yogourt sans yaourtière vous aurez besoin de 2 litres de lait à 3,25% de matières grasses, 2 sachets de 5 g de culture de yogourt, une casserole moyenne, un thermomètre à cuisson (je fais bon usage du thermomètre Bluetooth offert au Coq l’an dernier), un fouet, un tamis, des pots en verre, un contenant qui servira de bain-marie, d’eau chaude du robinet.

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Une recette à 2 ingrédients

Le principe de la confection du yogourt est de provoquer une fermentation lactique dans du lait, en y ajoutant des levures. Les micro-organismes transforment ainsi les sucres contenus dans le lait, dont le lactose, en acide lactique. Pour y arriver, le milieu doit être maintenu à une température idéale, ni trop basse, ni trop élevée. C’est là qu’intervient normalement la yaourtière, qui garde le lait ensemencé à la bonne température le temps de la fermentation. L’acidification du lait résultant de la fermentation lactique provoque l’épaississement du yogourt, par l’agglutination de la caséine. On dit que le lait « caille », il coagule. Voici comment je m’y prends pour obtenir un bon yogourt maison dans mon four.

La première étape de la préparation de mon yogourt est le conditionnement du lait. Cette étape consiste à chauffer le lait (2 L de lait homogénéisé à 3,25% [ou plus] de matières grasses) jusqu’à 82 °C (180 °F) afin de détruire les micro-organismes pathogènes se trouvant dans le lait. Cela permet aussi de dénaturer une partie des protéines du lait, ce qui facilitera ensuite la coagulation de la caséine. Pendant que le lait chauffe, j’allume mon four au mode réchaud. À cette étape, on peut ajouter du lait écrémé en poudre (1 tasse ou 250 mL) pour obtenir un yogourt un peu plus consistant. Le lait doit être maintenu à température de 180 °F quelques minutes.

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Conditionnement du lait: faire chauffer le lait jusqu’à 82 °C (180 °F)

Ensuite, le lait doit être refroidi lentement jusqu’à une température de 42 °C (108 °F). J’éteins alors le four et je laisse la porte fermée jusqu’au moment d’enfourner le yogourt. Lorsque le lait a suffisamment refroidi, j’enlève la « croûte » qui s’est formée en surface et j’incorpore le ferment lactique en fouettant (2 sachets de 5 g, de marque Yogourmet). C’est ce qu’on appelle l’ensemencement. Le ferment lactique se trouve en épicerie, dans le rayon des produits laitiers. (On pourrait aussi incorporer environ 1 tasse, 250 mL, de yogourt nature.) Je verse ensuite le lait dans 5 pots de verre propres de 250 mL, en prenant soin de le passer dans un tamis fin. Je ne remplis pas les pots à ras bord pour que le niveau du yogourt ne dépasse pas le bord de la casserole dans laquelle je dépose les pots par la suite. Je remplis la casserole d’eau chaude du robinet (pas bouillante), après y avoir placé les pots de lait ensemencé, pour atteindre ou légèrement dépasser le niveau du lait dans les pots.

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Refroidissement du lait: refroidir le lait jusqu’à 42 °C (108 °F)

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Ensemencement du lait: incorporer le ferment lactique

Vient ensuite l’étape de fermentation du yogourt. Pour ce faire, je place la casserole contenant les pots de lait dans le four, je referme la porte et j’allume l’ampoule. Puis je vais me coucher! La fermentation dure environ 8h, résultant en un yogourt assez ferme, mais qui devient liquide en le brassant. La température à l’intérieur du four devrait se maintenir au-dessus de 42 °C. (J’avoue ne jamais avoir contrôlé la température puisque je préfère dormir. Je me fie que mon four auto-nettoyant est assez bien isolé.) Le lendemain matin, je place les pots au réfrigérateur. Le yogourt est prêt à être consommé lorsqu’il est bien refroidi, après avoir passé environ 2 à 3h au frigo.

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Fermentation: dans un bain-marie, maintenir le lait à une température de 42 °C

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Du yogourt à déguster!

Bien sûr, ce yogourt est nature, donc non sucré. Si vous êtes habitués aux yogourts commerciaux aromatisés, vous trouverez le yogourt maison plutôt surette. Ici, on le mange simplement avec du sirop d’érable ou de la confiture (exquis avec notre marmelade maison trop liquide). Puisqu’il est nature, ce yogourt peut très bien être utilisé pour cuisiner, tant dans les recettes salées (trempette pour légumes, vinaigrette, marinade) ou sucrées (smoothies, muffins, crêpes). Personnellement, je l’adore au déjeuner, sur un bon granola, avec des petits fruits et une larme de sirop d’érable. Ça démarre bien la journée!