Yogourt maison sans yaourtière

DSC_0293_20160412_11840Depuis un moment déjà, les yogourts commerciaux et leurs nombreux additifs me rebutent. J’ai beau vouloir exclure les texturants, édulcorants et agents de conservation, la liste des ingrédients est toujours trop longue à mon goût. J’ai donc tenté la fabrication de yogourt maison lors du prêt d’une yaourtière par une employée du Coq. J’avais bien aimé le résultat, quoiqu’un brin liquide, mais je n’avais pu reproduire l’expérience faute de yaourtière à moi.

Qu’à cela ne tienne! Je suis partie à la recherche d’une recette de yogourt maison SANS yaourtière. Quel n’a pas été mon bonheur quand j’ai réussi mon premier yogourt au four! Après quelques ajustements, j’ai obtenu un yogourt délicieusement onctueux en utilisant seulement (roulement de tambour) deux ingrédients! Pour faire votre yogourt sans yaourtière vous aurez besoin de 2 litres de lait à 3,25% de matières grasses, 2 sachets de 5 g de culture de yogourt, une casserole moyenne, un thermomètre à cuisson (je fais bon usage du thermomètre Bluetooth offert au Coq l’an dernier), un fouet, un tamis, des pots en verre, un contenant qui servira de bain-marie, d’eau chaude du robinet.

DSC_0274_20160410_11821

Une recette à 2 ingrédients

Le principe de la confection du yogourt est de provoquer une fermentation lactique dans du lait, en y ajoutant des levures. Les micro-organismes transforment ainsi les sucres contenus dans le lait, dont le lactose, en acide lactique. Pour y arriver, le milieu doit être maintenu à une température idéale, ni trop basse, ni trop élevée. C’est là qu’intervient normalement la yaourtière, qui garde le lait ensemencé à la bonne température le temps de la fermentation. L’acidification du lait résultant de la fermentation lactique provoque l’épaississement du yogourt, par l’agglutination de la caséine. On dit que le lait « caille », il coagule. Voici comment je m’y prends pour obtenir un bon yogourt maison dans mon four.

La première étape de la préparation de mon yogourt est le conditionnement du lait. Cette étape consiste à chauffer le lait (2 L de lait homogénéisé à 3,25% [ou plus] de matières grasses) jusqu’à 82 °C (180 °F) afin de détruire les micro-organismes pathogènes se trouvant dans le lait. Cela permet aussi de dénaturer une partie des protéines du lait, ce qui facilitera ensuite la coagulation de la caséine. Pendant que le lait chauffe, j’allume mon four au mode réchaud. À cette étape, on peut ajouter du lait écrémé en poudre (1 tasse ou 250 mL) pour obtenir un yogourt un peu plus consistant. Le lait doit être maintenu à température de 180 °F quelques minutes.

DSC_0275_20160410_11822

Conditionnement du lait: faire chauffer le lait jusqu’à 82 °C (180 °F)

Ensuite, le lait doit être refroidi lentement jusqu’à une température de 42 °C (108 °F). J’éteins alors le four et je laisse la porte fermée jusqu’au moment d’enfourner le yogourt. Lorsque le lait a suffisamment refroidi, j’enlève la « croûte » qui s’est formée en surface et j’incorpore le ferment lactique en fouettant (2 sachets de 5 g, de marque Yogourmet). C’est ce qu’on appelle l’ensemencement. Le ferment lactique se trouve en épicerie, dans le rayon des produits laitiers. (On pourrait aussi incorporer environ 1 tasse, 250 mL, de yogourt nature.) Je verse ensuite le lait dans 5 pots de verre propres de 250 mL, en prenant soin de le passer dans un tamis fin. Je ne remplis pas les pots à ras bord pour que le niveau du yogourt ne dépasse pas le bord de la casserole dans laquelle je dépose les pots par la suite. Je remplis la casserole d’eau chaude du robinet (pas bouillante), après y avoir placé les pots de lait ensemencé, pour atteindre ou légèrement dépasser le niveau du lait dans les pots.

DSC_0279_20160410_11826

Refroidissement du lait: refroidir le lait jusqu’à 42 °C (108 °F)

DSC_0283_20160410_11830

Ensemencement du lait: incorporer le ferment lactique

Vient ensuite l’étape de fermentation du yogourt. Pour ce faire, je place la casserole contenant les pots de lait dans le four, je referme la porte et j’allume l’ampoule. Puis je vais me coucher! La fermentation dure environ 8h, résultant en un yogourt assez ferme, mais qui devient liquide en le brassant. La température à l’intérieur du four devrait se maintenir au-dessus de 42 °C. (J’avoue ne jamais avoir contrôlé la température puisque je préfère dormir. Je me fie que mon four auto-nettoyant est assez bien isolé.) Le lendemain matin, je place les pots au réfrigérateur. Le yogourt est prêt à être consommé lorsqu’il est bien refroidi, après avoir passé environ 2 à 3h au frigo.

DSC_0289_20160411_11836

Fermentation: dans un bain-marie, maintenir le lait à une température de 42 °C

DSC_0291_20160411_11838

Du yogourt à déguster!

Bien sûr, ce yogourt est nature, donc non sucré. Si vous êtes habitués aux yogourts commerciaux aromatisés, vous trouverez le yogourt maison plutôt surette. Ici, on le mange simplement avec du sirop d’érable ou de la confiture (exquis avec notre marmelade maison trop liquide). Puisqu’il est nature, ce yogourt peut très bien être utilisé pour cuisiner, tant dans les recettes salées (trempette pour légumes, vinaigrette, marinade) ou sucrées (smoothies, muffins, crêpes). Personnellement, je l’adore au déjeuner, sur un bon granola, avec des petits fruits et une larme de sirop d’érable. Ça démarre bien la journée!

Publicités

Une réflexion sur “Yogourt maison sans yaourtière

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s